Pourquoi la méthode SMART s’impose en alternance
En entreprise comme côté étudiant·e, l’alternance est (trop) souvent un terrain flou : missions qui changent en cours de route, attentes jamais posées, sentiment de « brasser du vent ». Résultat : motivation en berne, progrès difficiles à mesurer, tuteur·rice débordé·e.
C’est là qu’intervient la méthode SMART, née du management de projet : des objectifs clairs, mesurables, réalistes et datés, tous alignés sur la “mission utile” de l’alternant·e. Pas de jargon : SMART structure le flou, protège des objections (“difficile de juger sans critère !”) et prépare à la revue 30/60/90 jours.
- Côté entreprise : éviter les missions qui patinent, anticiper le suivi RH, poser des jalons objectifs pour l’évaluation.
- Côté étudiant·e : savoir ce qu’on attend, négocier et formuler ses progrès, montrer des “preuves de compétences”.
D’après la Dares (2022), 56 % des entreprises n’impliquent pas assez leurs tuteurs dans la définition d’objectifs précis dès le début du contrat[*]. Résultat : 1 alternant·e sur 3 quitte l’entreprise avant la fin du contrat, faute de sens et de cadre[**].
Cadrez ainsi : aucune alternance n’est productive sans objectifs concrets. La méthode SMART, ici adaptée, est la base du cadre de mission.
[*] Dares, “L’alternance dans les PME, pratiques et freins” (2022)
[**] Source : “Les ruptures d’alternance”, Céreq (2023)